par : Octavia , Claelia, Liverpolitana
Appius Claudius, patricien, decemvir, tombe amoureux d’une plébéienne, Verginia :
fille de Lucius Verginius (centurion plébéien),
fiancée de Lucius Icilius (ancien tribun et plébéien).
Il essaye de la séduire mais sans résultats. Il décide donc d’utiliser la violence et le vice : il demande à son client (Marcus Claudius) de réclamer la jeune fille comme son esclave.
Marcus Claudius l’aperçoit alors qu’elle se rendait au forum, il s’écrie que « fille de son esclave, esclave elle-même, elle doit le suivre ».
Elle est trop surprise pour se défendre. Sa nourrice appelle à l’aide, on se réunit en foule autour d’elles. Le peuple se rallie à Virginie. Claudius la cite devant le juge (recours à la justice et non à la violence, prétend-il). Arrivé devant le tribunal d’Appius, il raconte que « la jeune fille, née dans sa maison puis introduite dans celle de Verginius, a été présentée à celui-ci comme son enfant. Il produira des preuves et les soumettra à Verginius lui-même, plus lésé que nul autre ».
Les défenseurs de Virginia demandent à Appius Claudius de renvoyer l’affaire après l’arrivée du père (actuellement absent pour service d’ordre militaire de la patrie, il sera là dans 2 jours s’il est prévenu) et d’accorder la liberté provisoire à Virginie en attendant l’arrivée de ce dernier.
Appius accorde l’ajournement du procès mais refuse que « le demandeur [fasse] le sacrifice de ses droits » : il lui est donc permis d’emmener la jeune fille s’il la représente à l’arrivée du père.
Le fiancé et l’oncle de Verginia se présentent. Icilius fait un scandale. Appius prétend qu’il veut faire naître une émeute et non défendre sa fiancée. Cependant, par respect pour la liberté, il demande à Claudius de se relâcher quelque peu de ses droits en attendant l’arrivée du père. Il ne laisse comme délai que le lendemain. On envoie deux jeunes gens pleins d’ardeur chercher Verginius.
Appius se retire chez lui et demande à ses collègues de l’armée de n’accorder aucun congé à Verginius. Cette lettre arriva trop tard, Verginius étant déjà parti, muni de son congé. Pendant le procès, Appius adjuge Virginie en qualité d’esclave à Marcus Claudius. Mais les femmes et les défenseurs repoussaient Marcus Claudius loin d’elle. Appius s’énerve. Verginius s’excuse, au nom de la douleur d’un père, et demande que devant Virginia, il interroge sa nourrice pour savoir la vérité.
Une fois cette faveur obtenue, il tire à l’écart sa fille et la nourrice. Il perce le cœur de sa fille, la préférant morte mais libre et pure. Appius ordonne qu’on s’empare de lui mais ce dernier, protégé par la foule, parvient à gagner la porte de la ville.
La multitude est animée devant l’atrocité du crime et une telle occasion de retrouver la liberté. Le decemvir Appius Claudius cite Icilius à comparaître et, devant son refus, ordonne qu’on l’arrête. Le chef de la multitude se porte caution pour lui.
Le sénat est d’avis de ne point irriter le peuple et d’éviter dans l’armée des turbulences qui seraient dues au retour de Verginius. Mais c’est trop tard. Il y a déjà une grande effervescence autour de Verginius qui raconte les faits. Il implore qu’on ne l’accuse pas de ce crime qui est celui d’Appius et déclare qu’il veut venger sa fille.
Verginius les engage à nommer 10 d’entre eux comme tribuns des soldats. Icilius fait de même avec ses soldats.
Les 20 choisissent deux grands chefs. Le sénat est inquiet pour l’avenir de la république. La plèbe s’installe sur le mont sacré. Valérius et Horatius sont envoyés pour négocier, tout en préservant les decemvirs de la haine. Icilius négocie, il demande le rétablissement de la puissance tribunitienne, l’appel au peuple et l’amnistie générale (pour tous ceux qui avait engagé les soldats ou le peuple à se retirer pour recouvrer leur liberté).
Ces demandes sont accordées (sauf celle de brûler les decemvirs, car « c’est bien abaisser les adversaires que de les réduire à une égalité parfaite de ses droits, de leur ôter les moyens de nuire aux autres, en empêchant qu’on leur nuise »).
Les députés partent exposer au sénat les conditions du peuple.
Les decemvirs, voyant qu’il n’est question pour eux d’aucune peine, ne s’opposent à rien. Les décrets achevés, les decemvirs annoncent leur abdication devant le forum, on va porter la nouvelle au peuple. Les députés les félicitent de leur liberté et leur disent de se rendre sur l’Aventin pour élire leurs tribuns. Le grand pontife s’y rendra pour tenir les comices. D’universels applaudissements et des transports de joie témoignaient de l’approbation générale. C’est un véritable assaut de gaieté. Ils se rendent sur l’Aventin et nomment leurs tribuns, parmi eux :
Lucius Verginius (père de Virginie),
Lucius Icilius (fiancé de Virginie),
Publius Numitorus (oncle de Virginie).