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Romains et Sabins

par : Aurea Flora, Lucilia Alba, Margarita Cincinnata

Les Sabins étaient un peuple d’Italie, envahisseurs indo-européens. Ils s’étaient fixés dans l’Apennin, au nord-est de Rome. A l’époque archaïque, les Sabins sont célèbres pour leur bravoure, la simplicité de leurs mœurs, et leur grand respect de la religion. Quantité de traditions romaines, relatives en particulier aux institutions religieuses, indiquent qu’un élément sabin était présent aux premiers temps de Rome, dû sans doute à l’assimilation plutôt qu’à la conquête. Le rôle joué par les Sabins dans l’histoire primitive de Rome reste obscur. Sans doute faut-il voir dans le récit de l’enlèvement des Sabines le reflet de luttes, puis d’union entre communautés voisines, et dans l’alternance de rois latins (Romulus, Tullus Hostilius) et sabins (Numa Pompilius, Ancus Marcius) la preuve de l’installation à Rome de familles sabines.

1) Guerre et paix pour les femmes

Aux origines de Rome, le peuple qu’avait rassemblé Romulus ne comptait aucune femme.
L’enlèvement des Sabines se déroula lors de jeux solennels appelés Consualia, préparés par Romulus en l’honneur de Neptune Équestre. Ces jeux servirent de stratagème pour enlever des jeunes femmes sabines, car il n’y avait aucune femme à Rome.
Le spectacle débuta et l’attaque se déclencha et, au signal donné, les jeunes Romains surgirent de partout pour s’emparer des filles. Cet enlèvement provoqua une terrible guerre entre les Romains et les Sabins, alors les épouses sabines dont l’honneur perdu avait déclenché la guerre arrivèrent, échevelées et les vêtements déchirés. Elles surmontèrent leur frayeur de femmes devant ce malheur et osèrent se lancer au beau milieu des fronts ennemis pour séparer et apaiser ces combattants en colère.

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Les Sabines de Jacques-Louis David

2) Numa Pompilius (753/673 av. J.-C.) est élu roi de Rome après la mort de Romulus

• Nouvelle fondation de Rome/ Élection de Numa

Après la mort de Romulus en 716 av J.-C., Numa Pompilius devint le deuxième roi sabin de Rome. Il était bien connu pour son sens de la justice et son respect de la religion. Numa consulta les auspices pour confirmer son élection. Il régna dans une ville nouvelle, fondée dans la violence et les conflits. Il décida donc de la fonder à nouveau mais sur les assises du droit et des lois. Numa fit alors du temple de Janus au pied de l’Argilète le symbole de la paix et de la guerre.

• Le calendrier lunaire

Numa s’appuya sur le cycle lunaire, pour diviser l’année en douze mois. Il introduisit tous les 20 ans un mois intercalaire. Ainsi les jours se retrouvaient par rapport au soleil à leur point de départ et cela permit de couvrir intégralement la durée de vingt années tropiques.

• Être à la hauteur de Romulus

Numa craignait l’abandon des rites liés à la fondation royale. C’est pourquoi il créa pour le culte de Jupiter un flamine qui ne devait jamais quitter Rome, ainsi qu’un autel à Jupiter Elicius sur l’Aventin, qu’il consultait par voie augurale pour identifier les signes. Il créa aussi une fête solennelle rien qu’en l’honneur de la Bonne Foi.
Numa institua beaucoup d’autres sacrifices et consacra à des rites de nombreux endroits que les pontifes appellent Argées. L’œuvre la plus marquante de Numa fut néanmoins de concilier la sauvegarde de la paix et celle de son pouvoir tout au long de son règne.

• Création du collège de douze Saliens et culte de Vesta

Il sélectionna des filles vierges pour les consacrer à Vesta dont le culte d’origine albaine avait des liens avec la lignée du fondateur de Rome. Leur virginité associée à d’autres pratiques pieuses les entoura d’un respect inviolable.
Numa créa aussi un collège de douze saliens qui reçurent une tunique brodée sous un plastron de cuirasse en bronze.
Plus tard, il nomma pontife Numa Marcius, fils du sénateur Marcius : il fit de ce prêtre une autorité pour l’observation et lui demanda de savoir où prélever le budget.

Ainsi, l’un à la suite de l’autre, Romulus et Numa firent grandir l’état suivant leur propre voie : le premier en conquérant, l’autre par la paix.
Le latin Tullus Hostilius succéda à Numa Pompilius.

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Numa Pompilius

3) Le sabin Ancus Marcius, 4ème roi de Rome

Ancus Marcius était le petit-fils du roi Numa Pompilius. Par sa personnalité, Ancus se situait entre Numa et Romulus qu’il rappelait tous les deux. Il prit conscience de la gloire de son grand-père et voulut donc restaurer les codifications sur les religions et sur la guerre. Il apporta donc un nouveau rituel de guerre : selon lui, il ne fallait pas seulement faire la guerre mais aussi la déclarer dans certaines formes. Ancus leva une nouvelle armée et entra en campagne. Tout d’abord, il prit d’assaut la ville latine de Politorium et en déplaça toute la population à Rome. Mais les Anciens Latins en profitèrent pour s’y installer, c’est pourquoi les Romains détruisirent cette ville, qu’ils ne voulaient plus jamais voir servir de base à leurs ennemis. Après d’autres victoires, Ancus rentra à Rome avec un immense butin en sa possession. Grâce à ces richesses, Ancus agrandit la ville de Rome en construisant des ponts pour faciliter l’accès aux monuments. Rome avait grandi dans des proportions énormes, cependant la population ne distinguait plus le bien du mal, les crimes se perpétraient dans l’impunité. Une prison fut donc construite dans le but d’effrayer ceux qu’animait la violence croissante. Sous ce règne, non seulement Rome s’étendit, mais aussi son territoire. On gagna la forêt Mésia, la ville d’Ostie fut fondée à l’embouchure du Tibre et on créa des marais salants. Enfin le temple de Jupiter fut agrandi.

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